Analyse Tactique de José Mourinho à Tottenham: Lucas Moura au Coeur du Jeu

Le passage de José Mourinho sur le banc de Tottenham a suscité de nombreuses discussions, notamment en ce qui concerne ses choix tactiques et leur impact sur les performances de l'équipe. Après des défaites notables, notamment contre Arsenal et Zagreb, les plans tactiques de Mourinho ont été fortement remis en question.

Cet article se penche sur les différentes facettes de l'approche de Mourinho, en analysant comment il a cherché à adapter son équipe aux défis de la Premier League et de la Ligue Europa. Nous examinerons les critiques auxquelles il a été confronté, ses réponses à ces critiques, et l'influence de joueurs clés comme Lucas Moura dans ses stratégies.

José Mourinho lors d'un match de Tottenham

Mourinho se Défend Contre les Accusations de Prudence Excessive

Le manager de Tottenham, José Mourinho, s'est défendu d'avoir laissé entendre qu'il préparait son équipe à jouer avec plus de prudence contre des adversaires de haut niveau. Les Spurs venaient de subir deux défaites en l'espace de quelques jours. La défaite dans le derby du nord de Londres a été rapidement suivie d'une humiliante défaite 3-0 contre le Dinamo Zagreb, qui les a éliminés de la Ligue Europa malgré une avance de 2-0 acquise à l'aller.

Des questions ont été soulevées sur l'approche tactique de Mourinho à la suite de ces résultats, mais le Portugais n'a pas hésité à démentir les affirmations selon lesquelles il privilégie une approche défensive dans les grands matches. Interrogé par Sky Sports sur la question de savoir s'il comprenait la frustration des supporters face à la prudence des Spurs dans les matches importants, Mourinho a répondu : "Ce que vous me dites n'a aucun sens."

Mourinho a insisté sur ses commentaires, insistant sur le fait que s'il y avait quelque chose à redire, cela devrait concerner le fait qu'il y avait trop de joueurs offensifs dans son équipe contre Arsenal. "Nous avons joué avec un seul milieu (défensif) considéré comme tel, [Pierre-Emile] Hojbjerg, puis nous avons fait jouer Gareth Bale, [Tanguy] Ndombele, Lucas [Moura], Son [Heung-min], [Harry] Kane", a-t-il déclaré.

Lire aussi: PSG et Tottenham : L'Impact de Lucas Moura

La TRANSITION OFFENSIVE De José MOURINHO À Tottenham ! (ANALYSE TACTIQUE) !

"Son s'est blessé et nous ne l'avons pas remplacé par un milieu de terrain ou un défenseur, nous avons remplacé Son par Erik Lamela. Donc je ne comprends pas." C'est la même équipe, le même plan, le même objectif. Ce sont des matches différents. Des performances différentes ? Oui, mais soyons honnêtes.

Lucas Moura : Un Élément Clé dans la Stratégie de Mourinho

Dans le contexte des ajustements tactiques de Mourinho, Lucas Moura s'est souvent révélé être un joueur clé. Sa capacité à occuper différentes positions offensives et son énergie sur le terrain en font un atout précieux pour l'équipe.

Manchester United avait pourtant réussi une première période plutôt encourageante et s'était montré le plus dangereux, grâce à un pressing intensif auquel Tottenham avait résisté tant bien que mal. La difficulté à être vraiment créatif et à faire la différence avec une telle débauche d'énergie en disait long sur les limites du style Mourinho, même quand celui-ci se veut conquérant. Après le K.O. de Tottenham, les entrées en jeu quasi simultanées d'Alexis Sanchez, Marouane Fellaini et Victor Lindelöf n'ont guère permis de faire trembler les Spurs.

Lucas Moura célébrant un but

Leçons Tactiques et Défis Futurs

Dominé de bout en bout par le RB Leipzig, le Tottenham de José Mourinho s'est incliné (0-1) ce mercredi soir à domicile lors du huitième de finale aller. Ce dernier, âgé de 32 ans seulement, a donné une leçon tactique à son homologue portugais, dont l'équipe n'a jamais su trouver de solutions pour se montrer dangereuse. Pourtant ce soir, José Mourinho n'a pas vraiment eu l'air de savoir ce qu'il faisait, ou de maîtriser le cours de la rencontre.

Les Allemands ont imposé leur mentalité positive à Tottenham et développé un jeu enthousiasmant pour faire totalement déjouer les finalistes de la dernière édition de la Ligue des champions. Alors qu'ils évoluaient à domicile, devant leur public du Tottenham Hotspur Stadium, les Spurs ont été pris à la gorge tout au long de la rencontre, et ce dès le début du match. Ils ont subi pendant 90 minutes un gros pressing des joueurs de Nagelsmann qui les a poussé à user outrageusement d'un jeu long inefficace.

Lire aussi: Lucas Digne et la LFP

Avant la rencontre, José Mourinho déplorait "de ne pas avoir assez d'options offensives". Cela s'est ressenti sur la pelouse, où Lucas et Dele Alli n'ont pas su peser sur la défense à trois de Leipzig, surtout quand ils n'ont obtenu que très peu de ballons dans les pieds. En somme, Tottenham n'a su se montrer dangereux que sur coups de pied arrêtés. En face, les joueurs du RB Leipzig ont fait preuve d'une belle qualité technique et ont su bien utiliser leur maîtrise du ballon (ils ont terminé la rencontre avec 58% de possession de balle et 86% de passes réussies).

Dans l'utilisation du ballon, les schémas de passe utilisés par les joueurs de Nagelsmann ont grandement mis en difficulté les ouailles de Mourinho. Patrick Schick, l'attaquant longiligne de Leipzig, a été trouvé trop facilement à de nombreuses reprises dans l'entrejeu en point d'appui. Ses remises ont été précieuses pour orienter le jeu, tandis que Timo Werner profitait de ces décrochages pour prendre la profondeur. Positionné à gauche de l'attaque, tandis que Christopher Nkunku occupait le côté droit, le numéro 9 allemand a fait souffrir Serge Aurier.

Même si les joueurs de Mourinho se sont donc montrés plus entreprenants en fin de rencontre, l'entraîneur portugais peut remercier son gardien, Hugo Lloris. Celui-ci a réalisé plusieurs parades décisives et permis à son club de ne concéder qu'un but, sur un penalty de Werner. L'entraîneur portugais, de par ses changements, n'a pas non plus su trouver la solution.

Mourinho : 'Les gens me regardent différemment'

Mourinho estime que chaque décision qu'il prend est injustement examinée, comme il l'a affirmé à Sky Sports : "Les gens me regardent avec des yeux différents. Je sais que les gens attendent de moi que je fasse des choses auxquelles on ne s'attend pas avec beaucoup d'autres. "Quand un joueur ne joue pas avec d'autres entraîneurs, ce n'est jamais un problème. Ils font des rotations. Ils prennent des décisions. Ils laissent sur le banc des joueurs incroyables et tout le monde les regarde et sent que c'est leur travail.

"Quand Tottenham, pour la première fois de la saison, a, par exemple, Lucas Moura, Steven Bergwijn, Erik Lamela et Heung-Min Son (tous disponibles), les gens me demandent toujours ceux qui ne jouent pas. "Nous, le personnel et moi-même, faisons des analyses internes et nous savons que nous faisons un travail très positif, a-t-il déclaré. Je peux comparer un peu avec mon expérience à Porto.

Lire aussi: Ligue des Champions : le PSG domine Tottenham

Mourinho a ajouté la possibilité d'intégrer l'équipe des Spurs lors du mercato : "Dans des circonstances normales, c'est facile à voir, Tottenham serait dans le top quatre. Voyons ce que font les autres. "Je suis content de la globalité de l'équipe que j'ai, et j'espère que nous pourrons donner quelques petites touches pour nous améliorer et nous rendre meilleurs, plus compétitifs, plus adaptés à ma façon de penser avec un équilibre que j'essaie toujours de trouver dans une équipe.

Si José Mourinho a récemment botté en touche concernant la course au titre en Angleterre, on a nous de fortes raisons de penser que celui que l'on doit désormais appeler "The Experienced One" (l'expérimenté) a toutes ses chances de mener Tottenham à son premier titre de champion depuis 1961 cette saison.

Si sur le papier, Liverpool, Manchester City et Chelsea font figure de favoris, les trois cités vont devoir composer avec la Ligue des Champions au coeur d'une saison mal préparée, là où Mourinho pourra prétendre également à la victoire finale en Europa League sans puiser dans les ressources de ses titulaires et en usant du turn-over.

Contre un faible West Ham, Tottenham a retrouvé le chemin de la victoire

Nommé mercredi entraîneur des Spurs à la place de Mauricio Pochettino, José Mourinho a renoué avec la Premier League par une victoire plus aisée que le score n’y paraît - ses joueurs menaient 3-0 après moins d’une heure de jeu. Après la victoire, le Portugais est resté longtemps debout sur la pelouse face aux supporteurs de Tottenham, sans tirer la couverture à lui mais suffisamment proche des tribunes, tout de même.

Tous les fans des Spurs n’ont pas accueilli la nouvelle de son arrivée avec le même bonheur que lui. Pochettino a bâti dans le nord de Londres une vraie puissance du football anglais et offert à ses fans le frisson d’une finale européenne, perdue au printemps contre Liverpool. Mourinho reste, lui, identifié au rival qu’est Chelsea, où il a connu deux séjours réussis sur le banc. L’acrimonie dans laquelle s’est terminée son aventure à Manchester United, il y a près d’un an, a écorné son image en Angleterre, où Tottenham lui offre sans doute une dernière chance parmi les grands clubs.

« On a de la chance que j’aie beaucoup d’années en Premier League » Plus que son public, Mourinho a un pays à (re)conquérir et il avait fait de son mieux, jeudi, lors de sa première conférence de presse, prononçant sept fois le mot « humble » et mettant en avant les couleurs de son nouvel employeur - il portait, au lieu d’un costume qui aurait mis en valeur sa ligne intacte, un haut de survêtement violet et une doudoune sans manches disponible à la boutique du club, du plus mauvais effet.

Dans chaque club où il passe, Mourinho « travaille et dor[t] avec le jogging et le pyjama officiels », a-t-il insisté, pour signifier que l’entraîneur se mettait entièrement au service de son employeur du moment. « Le sujet, ce n’est pas moi », avait-il ajouté. Qui le croira ?

Le Mourinho de toujours est revenu sur nos écrans ce samedi après-midi. Masque de sérieux, accolades franches avec ses joueurs et fanfaronnade au micro du diffuseur BT Sport, après la victoire : « On a de la chance que j’aie beaucoup d’années derrière moi en Premier League. Car j’ai dit aux joueurs à la mi-temps que, même si on menait 3-0 à la 85e minute, le match ne serait pas terminé. »

Si c’est le cas, alors ces quarante-huit heures n’ont pas suffi à José Mourinho pour se faire entendre de son groupe, car Tottenham a complètement arrêté de jouer après avoir inscrit, par Harry Kane, son troisième but de l’après-midi. On a retrouvé Dele Alli La première période fut un récital de Dele Alli, la pépite anglaise portée disparue depuis le début de saison et qui détient peut-être la clé du réveil des Spurs.

Alli - à qui Mourinho avait demandé, lors de leur premier entretien mercredi, si c’était son frère jumeau qui jouait cette saison - a été impliqué sur toutes les actions des siens, notamment sur les buts de Son (36e) et Lucas Moura (43e). Alli a disparu après le troisième but, comme le reste des Spurs, malgré les changements opérés par José Mourinho, notamment l’entrée en jeu de Moussa Sissoko, à qui il avait initialement préféré le local Eric Dier.

José Mourinho a mis le retour tardif de West Ham sur le compte de « la fatigue [due aux] retours de sélection nationale, aux émotions liées au départ de l’entraîneur, l’arrivée d’un autre »… Pellegrini à son tour en danger La patte tactique du double champion d’Europe n’a pas été évidente sur cette première rencontre.

Lui-même avait annoncé « ne pas vouloir se prendre pour Einstein » en si peu de temps, préférant se concentrer sur « de petits détails » et « la recherche du bonheur », tout simplement. Mission accomplie, selon lui : « L’essentiel, ce n’était pas de gagner 3 ou 4-0, mais les trois points qui constituaient une barrière mentale. Les gars sont heureux, et j’avais vraiment envie qu’ils retrouvent la joie. »

Dans l’état d’urgence dans lequel se trouve Tottenham, une première victoire à l’extérieur depuis le mois de janvier est bien suffisante. Mais il y a sans doute plus à dire, après ce derby londonien, de l’état déplorable dans lequel se trouvent les ambitieux Hammers et leur entraîneur Manuel Pellegrini, favori des bookmakers pour être le prochain manager remercié en Premier League.

Leipzig s'est imposé chez José Mourinho (1-0)

Pour le premier match de son histoire en huitièmes de finale de la Ligue des champions, Leipzig s'est imposé chez José Mourinho (1-0). Il y a des baptêmes moins réussis. Mieux, les joueurs de Julian Nagelsmann ont dominé leur adversaire, notamment au cours d'une première période où l'exécution quasi parfaite du 3-4-3 a étouffé Tottenham.

Les Spurs ont été bien heureux de rentrer aux vestiaires sur un score vierge, tant Leipzig a obtenu les meilleures situations (12 tirs à 3 et 19 ballons touchés dans la surface à 5) et fixé son adversaire dans son camp (seulement 15 % de la première période jouée dans le tiers allemand !). Comme à l'école, les Allemands ont sans cesse trouvé des décalages via leur système.

Ne pas surcharger la relance et responsabiliser les défenseurs centraux

C'est d'abord une histoire de calcul. Un calcul simple mais qui établit le socle d'une construction aboutie. Prenez le nombre de joueurs constituant la première ligne de pression adverse et ajoutez un. Mercredi, Tottenham défendait en 4-4-2. Sa première ligne de 2 attaquants faisait donc face à 3 défenseurs allemands. Ni plus, ni moins. Ainsi, Leipzig relançait à 3 et sa circulation finissait par libérer l'un des centraux qui pouvait alors amorcer une passe pour faire progresser le ballon.

Malgré l'absence des 3 joueurs les plus utilisés à ce poste (Orban et Konaté blessés, Upamecano suspendu), les Allemands ont maîtrisé cette première phase, en ne craignant pas de s'approcher de l'adversaire balle au pied afin de créer le décalage. Nul besoin d'un décrochage de milieu de terrain. Dans cette configuration, décrocher c'est accroître un avantage numérique qui existait déjà. Le seul résultat est alors une désertion de zones situées plus haut sur le terrain. Les milieux et les pistons de Leipzig n'ont jamais cédé à la tentation, très au fait de leur rôle. Décrocher à hauteur de leurs centraux aurait été contre-productif pour la progression du jeu.

Bien occuper les zones définies

Dans une interview au Guardian la semaine dernière, Emil Forsberg (sur le banc au coup d'envoi) louait la capacité de son entraîneur à faire progresser les joueurs et leur compréhension du jeu pour améliorer leur prise de décision sur le terrain. Mercredi au Tottenham Stadium, ceux-ci se sont justement réparti les zones à occuper pour fluidifier le jeu de position initié par la ligne défensive.

La règle est simple : le terrain est découpé en cinq bandes verticales et chacune de ses bandes doit être occupée par un joueur. L'objectif est double : étirer le bloc adverse et multiplier les solutions de passes pour le porteur. Une approche dont Pep Guardiola est le plus célèbre adepte (et dont Thomas Tuchel fut le meilleur interprète sur le banc de Dortmund).

Ainsi, les joueurs ne vont pas vers le ballon dans un mouvement d'inspiration, mais doivent plutôt attendre dans un espace bien défini que celui-ci vienne à eux. La juste interprétation des Allemands leur a permis de permuter régulièrement sans pour autant négliger cette occupation de l'espace. Angeliño à gauche et Mukele à droite étiraient le bloc, tandis que Nkunku, davantage que Werner, cherchait systématiquement les espaces intermédiaires. L'attaquant allemand, très tranchant dans la profondeur, était d'ailleurs beaucoup plus libre de ses déplacements que ses coéquipiers.

Multiplier les triangles et les renversements

Le schéma s'est répété tant et tant de fois : passe intérieure d'un défenseur central à l'un des attaquants ; remise vers un milieu relayeur face au jeu ; ouverture dans l'espace vers un des deux pistons de côté et voilà Leipzig dans la surface de Tottenham. Comme à la parade, les Allemands ont ainsi baladé leurs adversaires pendant une bonne heure. Encore une fois, l'interprétation du 3-4-3 en phase de possession a été exemplaire.

La bonne disposition des joueurs (expliquée plus haut) a favorisé la formation de triangles naturels. Les joueurs de Nagelsmann ont ainsi multiplié les appuis-remises, essayant de trouver en une touche des partenaires face au jeu. Le rôle des latéraux a ensuite été prépondérant pour attaquer la profondeur. Mukiele et Angeliño étaient régulièrement servis en bout de chaîne et proches du but adverse, une fois l'adversaire attiré par les combinaisons axiales.

Ce samedi, en début d’après-midi, la Premier League renouait avec José Mourinho. En effet, le Portugais a remplacé, cette semaine, Mauricio Pochettino sur le banc de Tottenham et affrontait, dans un derby de Londres, la formation de Manuel Pellegrini, West Ham. The Special One a donc réussi son grand retour d’autant que dès les premières minutes ces joueurs ont montré qu’ils avaient de belles idées.

Ce succès, dans un derby rappelons-le, n’est pas non plus habituel. En effet, sous Mauricio Pochettino, le dernier finaliste de la Ligue des Champions n’avait plus gagné une rencontre à l’extérieur depuis le mois de janvier dernier et surtout il restait sur cinq rencontres de suite sans prendre les trois points. « J’aurais détesté si quelqu’un disait "Jose a eu un impact". Je n’ai eu aucun impact. Rien. Je les ai juste aidés un peu pour gagner ce match.

Je pense que l’équipe a eu 60 minutes incroyables, un contrôle total, une domination totale en utilisant le principe que nous avons apporté aux séances d’entraînement. Ensuite, ils ont un peu baissé le pied physiquement. Je ne blâme pas le staff. Je blâme la nature des choses, les trêves internationales. Pourtant, rien n’a été simple cette semaine.

C’est Dele Alli, auteur d’un très gros match ce samedi, qui l’a expliqué. « La semaine a été très difficile. On ne cache pas tout ce que Pochettino représentait pour les joueurs et en particulier pour moi », a lâché le premier passeur décisif de la rencontre.

tags: #mourinho #lucas #tottenham #tactique

Articles populaires: