L'Histoire du Mende Gévaudan Club (MGC) Handball : De la Passion Locale aux Ambitions Nationales

Le Mende Gévaudan Club (MGC) handball, fondé en 1960 par MM. Pierre Carrère et André Chassang, professeurs d’EPS, avec Robert Agulhon comme premier président, possède une histoire riche et complexe, marquée par des succès, des défis et des controverses. Cet article explore les différentes facettes de ce club lozérien, de ses origines à ses ambitions actuelles, en passant par les moments clés qui ont façonné son identité.

Handball

Les Débuts et l'Ascension

Dès sa création, le MGC s'est rapidement intégré dans le paysage sportif local. Le club a gravi les échelons, porté par des bénévoles passionnés et des joueurs talentueux. Les entraîneurs, souvent formés par le club lui-même, ont joué un rôle essentiel dans le développement des jeunes talents. Un référentiel de formation a été élaboré pour permettre aux joueurs de progresser et d'acquérir la pratique du handball dans un environnement ludique, les préparant ainsi à la compétition et au plus haut niveau.

Les Années 2000: Ambitions et Désillusions

La saison 2011/2012 a été particulièrement difficile pour le MGC. Malgré une saison exceptionnelle en Prénationale, avec une seule défaite et vingt victoires, le club s'est vu refuser l'accession en Nationale 3 par la commission des litiges de la ligue régionale de handball. La rumeur enflait depuis plusieurs semaines. Depuis mercredi soir, la nouvelle est officielle : le Mende Gévaudan club n’évoluera pas en Nationale 3 la saison prochaine. Ainsi en a décidé la commission des litiges de la ligue régionale de handball. Pas vraiment du goût du club mendois.

Cette décision, contestée par le club, était due à un litige concernant la contribution mutualisée des clubs au développement (CMCD). Le MGC n'était pas en conformité avec cette contribution en raison du départ d'un arbitre qui n'avait pas pu être remplacé au début de la saison 2009-2010. Du coup, le MGC ne répondait plus à tous les critères (nombre d’arbitres, d’éducateurs diplômés et d’équipes de jeunes), comme beaucoup de clubs de la région. Dans l’absolu, il aurait pu être rétrogradé.

Selon Serge Benmussa, le coprésident du MGC, le club était en conflit avec la ligue pour des raisons réglementaires litigieuses. L’histoire date de plusieurs mois. Pour faire simple, le club lozérien n’était pas en conformité avec la contribution mutualisée des clubs au développement (CMCD), la faute au départ d’un arbitre qui n’a pas pu être remplacé au début de la saison 2009-2010.

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La ligue avait mis au point une convention permettant le maintien des clubs qui ne répondaient pas à tous les critères (nombre d'arbitres, d'éducateurs diplômés et d'équipes de jeunes), mais cette convention interdisait aux clubs de monter que deux années après. Une convention qui indique que les clubs ne pourraient monter que deux années après. Un document contesté. "Il semblerait que la convention qui a été passée avec les clubs en marge de nos règlements régionaux en fin de saison (clubs qui auraient dû descendre en départemental) présente quelques lacunes en terme de droit français", rapporte d’ailleurs le compte rendu du conseil d’administration du 15 décembre dernier.

Le club contestait ce document, arguant qu'il présentait des lacunes en terme de droit français. La ligue a finalement notifié au club qu’il ne pourrait pas accéder à la N3.

Même si, à l’occasion des 50 ans du club, l’année passée, les responsables de la ligue, présents à Mende, auraient assuré de leur bienveillance le club lozérien sur ce point.Malgré les assurances de bienveillance données par les responsables de la ligue lors des 50 ans du club, la sentence est tombée : le MGC ne pourrait pas accéder à la N3.

La sentence est pourtant tombée : "Suite à une réclamation formulée par le club de Mende auprès de la CRL, la commission des réclamations et litiges, dans sa séance du 8 juin, confirme la décision de non accession pour la saison 2011/2012 au championnat de N3M du Mende Gévaudan club. Cette décision est la conséquence du respect des règlements régionaux en la matière", précise la ligue. Mais une décision qui a du mal à passer auprès des handballeurs lozériens.

L'Importance de la Formation et de l'Esprit d'Équipe

Malgré ces difficultés, le MGC a toujours mis l'accent sur la formation des jeunes joueurs. La base du MGC reste la formation. On se doit de proposer à nos jeunes d’intégrer le groupe seniors. Le club se doit de proposer à ses jeunes d’intégrer le groupe seniors. Le meilleur exemple est Raphaël Vöhringer, étudiant à Aix-en-Provence, qui a fait les trajets alors qu’il aurait pu signer dans un club du sud. On a aussi Gaëtan Roche, très attaché au MGC, alors qu’il est sur Clermont.

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L'état d'esprit de l'équipe fanion, incarné par le capitaine Jérémy Roume et le spécialiste des réseaux sociaux Maxime André, a également été un facteur clé de succès. Oui et non. Cela fait plusieurs saisons que l’on parvient à fédérer toujours plus de monde. A minima, on joue dans un gymnase plein au trois-quarts. L’état d’esprit de notre équipe fanion a été un formidable accélérateur. Je tiens à rendre hommage à notre capitaine Jérémy Roume et à notre spécialiste des réseaux sociaux Maxime André. Le match contre Agde a été le point d’orgue avec une Vernède comble, une ambiance surchauffée, un scénario qui s’y prêtait avec un suspense jusqu’à la dernière seconde… Nous sommes très satisfaits de cette ferveur.

Le Handball en France: Un Aperçu Historique

Pour mieux comprendre le contexte dans lequel évolue le MGC, il est utile de rappeler l'histoire du handball en France. Il faut rappeler que le handball est l’un des rares sports collectifs majeurs qui ne soit pas d’origine anglo-saxonne.

Contrairement à la plupart des sports collectifs majeurs, le handball n'est pas d'origine anglo-saxonne. Malgré de possibles antécédents dans la dernière décennie du XIXe siècle, en Tchécoslovaquie - sous le nom de ceska hazena, ou au Danemark, avec le haandbold , le jeu que nous connaissons peut être considéré comme la création d’un Allemand, un professeur d’éducation physique de Berlin, Cari Schellenz, qui propose en 1919 une adaptation du Torball, sorte de « balle au but » pratiqué par les femmes allemandes. Il est considéré comme la création d'un Allemand, Cari Schellenz, qui a proposé en 1919 une adaptation du Torball.

Ce hand se joue à onze, sur un grand terrain en plein air. Les pays scandinaves élaborent une version à sept, qui permet de pratiquer en salle pendant l’hiver. Dans l’entre-deux-guerres, le handball ne sort que difficilement de sa zone géographique d’origine. Malgré la création en 1928 d’une première Fédération internationale, et d’une apparition aux Jeux d’Anvers comme sport de démonstration, les premiers championnats du monde avant 1939 ne regroupent, outre l’Allemagne, que l’Autriche, le Danemark et la Suède.

C’est à partir de 1925 que le handball s’est infiltré en France, plus particulièrement en Alsace, puis au début des années 30 en Lorraine et Franche-Comté, dans sa version de plein air à 11, et semble-t-il surtout au sein du sport « travailliste ». Une première tentative de fédération est même esquissée en 1935 à Metz.

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Après quelques péripéties, la premiere FFHB est créée en juillet 1941, avec l’aval du Commissariat aux sports de Jean Borotra. Celui-ci désigne comme président de la nouvelle Fédération René Bouet, alors dirigeant de la Fédération de Tennis de Table. Le premier championnat masculin est organisé dans les deux zones, Nord et Sud, l’occupation allemande ayant évidemment favorisé ce lancement.

Mais à la Libération, la FFHB qui avait été créée par le régime de Vichy, fut déclarée illégale. Le championnat masculin à sept débuta en 1952/1953, et le premier match international eut lieu en février 1952 à Bâle, la France étant battue par la Suisse 4 - 14 (joué en trois tiers temps de 20 minutes !). C’est en 1972 que le handball devient sport olympique pour les Jeux de Munich.

La hiérarchie des compétitions après de multiples ajustements, permet de distinguer divisions professionnelles et championnats amateurs. Depuis le début des années 1990, le handball français est installé au plus haut niveau mondial et accumule les titres. Les hommes ont enlevé le titre olympique à Pékin en 2008, après une médaille de bronze à Barcelone en 1992. Aux championnats du monde, ils sont médaillés à 7 reprises depuis 1993, dont trois fois en or, et aux championnats d’Europe, ils remportent 3 médailles dont 2 titres. Quant aux femmes, elles cumulent 4 podiums, dont un titre mondial en 2003.

Le MHB et le Développement du Handball Régional

Le club du Montpellier Handball (MHB), étendard du handball national, joue un rôle important dans le développement du handball régional. Il n’y avait alors que trois clubs, la Jeunesse Athlétique Nîmoise (qui n’existe plus), le Mende Gévaudan Club et le Montpellier Université Club.

Le MHB s’attèle à travailler en synergie avec d’autres clubs, dont le MGC. Patrice Canayer, le Manager Général du club, souligne l'importance d'agrandir le réseau pour être un club fort et se nourrir de ce qui se fait ailleurs. Les échanges se font sur plusieurs axes : le sportif, le technique, l’économique et le culturel.

Ambitions et Perspectives d'Avenir

Malgré les obstacles rencontrés, le MGC reste ambitieux et déterminé à progresser. On était ambitieux cette année. On n’avait pas caché que nous voulions remonter immédiatement. Notre effectif était conséquent en nombre de joueurs, on avait fait des efforts en termes de recrutement, on a oeuvré pour que plusieurs joueurs aient plus de disponibilités pour s’entraîner… Le groupe était prêt pour l’accession. Avec une seule défaite et vingt victoires, la saison est exceptionnelle ! D’ailleurs, ce revers lors de la deuxième journée a été un mal pour un bien. Début février à la Vernède, il y a eu un match d’une incroyable intensité face à Agde dans une ambiance de corrida.

Le club souhaite évoluer dans la poule 7 autour de Lyon ou, à défaut, dans la poule 1 autour de Toulouse. C’est la fédération qui décide. Notre souhait est clair, c’est la poule 7 autour de Lyon. On désire revenir où l’on était il y a deux ans. Notre deuxième choix est la poule 1 autour de Toulouse. Une cinquantaine de supporters avaient fait le déplacement à Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire) pour les soutenir.

Pour atteindre ses objectifs, le MGC mise sur la formation des jeunes, l'esprit d'équipe et le soutien de ses supporters.

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