Il est coutume de dire qu’il ne faut jamais oublier d’où l’on vient. Cela, quels que soient les aléas et circonstances rencontrés. En témoigne la contenance relâchée de Dimitar Berbatov propre à son pays natal. Enfant d’une Bulgarie qui a longtemps été bercée par un régime autocratique, l’attaquant est devenu star parmi les tsars.
La sélection bulgare se morfond depuis la retraite de Dimitar Berbatov, l'un des rares représentants de son pays passés par le championnat de France. Mais après avoir connu le Bayer Leverkusen, Tottenham et Manchester United, Berbatov s’est drapé de discrétion.
Séduits par deux saisons de haute facture de Berbatov à Tottenham (27 pions en championnat), les Red Devils braquent le joyau bulgare contre un gros chèque de 38 millions d’euros - soit le second transfert le plus élevé du club derrière Ferdinand. À Old Trafford, il est appelé à remplacer Saha et faire son trou devant avec Rooney et Tévez.
Bien aidé par le départ du taureau argentin, l’ex des Spurs trouve peu à peu ses marques, s'endurcit et semble trouver la bonne formule aux côtés de « Wazza » , dans un mix de hargne et de raffinement. Attrayant certes, mais le profil de l’attaquant ne correspond pas franchement au système d’Alex Ferguson. D’autant qu’il peine à briller en C1.
Style trop nonchalant, peu véloce et incapable de prendre la profondeur, Berbatov n’a rien du striker omniprésent au pressing comme l’affectionne tant le coach écossais. Il voit son temps de jeu se réduire comme peau de chagrin. Et ce n’est pas son doux toucher de balle - l’un des plus beaux en Europe - ni cette précision chirurgicale dans ses passes qui feront inverser la tendance.
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« Lorsque je suis parti de Manchester United, je n’ai pas dit au revoir à Alex Ferguson. Il ne le méritait pas. Il a perdu tout mon respect vu la manière dont il m’a traité lors de la saison dernière. J’ai été le voir quinze fois pour demander pourquoi je ne jouais pas et il me disait tout le temps que j’étais très important. Mais je n’étais toujours pas dans l’équipe… J’ai ma dignité ! »
L’attaquant n’a d’ailleurs jamais renié sa différence, comme il y a quatre ans où il expliquait son style de jeu. « Je suis un gars détendu. J’ai toujours joué de cette manière et je ne vais pas changer mon style, expliquait-il, non sans un brin d’arrogance. Je regarde des matchs et je vois des gars qui paniquent quand ils reçoivent le ballon, ils ont l’air si nerveux.
Que ce soit dans le discours ou sur les terrains. Toujours cette morgue, toujours cette facilité qui s’apparente à de la paresse. À l’image de cette célébration après l’ouverture du score contre Southampton (1-1, décembre 2012) où il arbore, en toute modestie, un tee-shirt au message limpide : « Keep calm and pass me the ball » . Sorte d’hommage particulier rendu au célèbre slogan anglais « Keep calm and carry on » .
Martin Jol, entraîneur de Fulham qui avait déjà connu le joueur à Tottenham, le sait mieux que quiconque. Entre les deux hommes, les rapports sont d’ailleurs empreints d’un profond respect mutuel. « Je vois qu’il me fait confiance à 100% sur le terrain et c’est ce que j’aime chez lui. C’est à moi de ne pas le décevoir, c’est mon premier et seul objectif. Ne pas laisser tomber l’homme qui a mis toute sa confiance en moi. Je fais donc de mon mieux sur le terrain » , confiait le Cottager au magazine du club Fultime en juillet dernier.
Le plaisir de jouer, l’envie de régaler le public en toute discrétion ont pris le pas sur les lumières des projecteurs. Ce qui ne l’empêche toutefois pas de continuer à claquer quelques délices et de faire partie des meilleurs buteurs de la perfide Albion (15 buts la saison dernière en championnat).
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En janvier 2014, lorsqu’il débarque à Monaco, Berbatov n’est plus le joueur prodigieux passé par Tottenham et Manchester United… mais il lui reste suffisamment de classe pour éclabousser le championnat : il inscrit six buts en douze rencontres. En avril, contre Guingamp, il entre dans l’histoire en marquant le 3 000e but de Monaco en L1.
Voici une liste de joueurs bulgares qui ont joué à Tottenham:
- Dimitar Berbatov
Les stats Joueurs de A à Z indiquent tous les joueurs ayant évolué dans le club sélectionné, que ce soit en équipe première, réserve ou jeune. Tu trouveras également le club actuel du joueur ainsi que sa plus forte valeur marchande historique. Tu peux filtrer par nationalité et poste.
Voici un tableau résumant certaines valeurs marchandes:
| Type | Valeur (Mio) |
|---|---|
| 4055,00 | 32150,00 |
| 3690,00 | 5040,00 |
| 3390,00 | 33100,00 |
| 2980,00 | 29100,00 |
| 2765,00 | 2780,00 |
| 2970,00 | 2280,00 |
| 2865,00 | 2465,00 |
| 4030,00 | 2560,00 |
| 2960,00 | 3930,00 |
| 3550,00 | 2965,00 |
| 2850,00 | 2050,00 |
| 2450,00 | 3645,00 |
| 3060,00 | ... |
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