L'Histoire tumultueuse de l'AS Cannes et son lien avec Canal+

L’histoire de l’AS Cannes est celle d’un club passé par tous les états depuis 30 ans. Le club revient sur le devant de la scène grâce à sa campagne de coupe de France et sa place en haut de tableau en National 2. Cannes qui rit, exulte, communie, chante, danse, partage, rêve et profite. Cueille le jour.

Cannes qui prend sa revanche sur 2014 et élimine Guingamp de sa route (les deux clubs s’étaient affrontés au même stade de la compétition), à la loyale (3-1), pour se retrouver, trois ans après un autre club de National 2 (Versailles), quatre ans après Rumilly-Vallières, en demi-finale de la coupe de France. En demi-finale !

Le temps a passé mais l’histoire reste. L’histoire, c’est aussi ce Cannes-Guingamp en coupe de France, il y a 11 ans. Un match « spécial ». Cannes et son passé. Cannes et son Histoire. Cannes et sa culture.

Cannes qui pleure, Cannes qui rit : cela pourrait être le titre de l’histoire, tant le club de La Croisette est tombé bas. Tant il est passé tous les états depuis 15 ans. Depuis 30 ans même, si l’on tient compte des 11 années de galère en National, de 2001, année de la descente de Ligue 2, jusqu’en 2011 (en Division 1, la dernière saison remonte à l’exercice 1997-1998).

Il suffit de jeter un oeil aux « grandes » dates du club fondé en 1902, vainqueur de la coupe de France en 1932, demi-finaliste pour la dernière fois en 1992 (battu par l’AS Monaco), pour comprendre ce qui lui est arrivé, pour voir tous les sommets qu’il a gravis et toutes les mésaventures qu’il a subies. Comme celle, inoubliable, du 17 mai 2002 : pour beaucoup, c’est « LA » date qui a changé le cours de son histoire.

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Ce jour-là, si Cannes bat Valence à Coubertin, c’est le retour immédiat en Ligue 2… Mais l’équipe s’incline 2-1, et Valence, avec Steeve Elana dans les cages, monte.

Cannes et son équipe de football aussi, qui a vu éclore des dizaines et des dizaines de joueurs professionnels, issus de son centre de formation longtemps référence en France. On ne va pas tous les citer, vous les connaissez déjà. Leurs noms reviennent à chaque fois que l’équipe refait parler d’elle.

Des spectateurs qui ont pris un plaisir fou à voir jouer cette équipe qui court partout. Qui se bat de la première à la dernière seconde. Qui attaque à outrance. Qui a une réussite insolente. Qui met une intensité telle qu’elle en surprend ses adversaires, qu’ils soient leaders de Ligue 2 (Lorient), barragiste pour la montée en L1 (Guingamp donc, 5e) ou en milieu de tableau de L2 (Grenoble).

Du temps, c’est qu’il a manqué à Pujo, mais pas seulement. Le recrutement l’a montré, des erreurs ont été commises. Des joueurs ne se sont pas adaptés ou n’ont pas répondu aux attentes, ça arrive partout. Des spectateurs qui ont pris un plaisir fou à voir jouer cette équipe qui court partout. Qui se bat de la première à la dernière seconde. Qui attaque à outrance. Qui a une réussite insolente.

L’on pense au gardien Arnaud Balijon ou à l’attaquant Florian Raspentino. Il a suffi d’un but, un jour, de Julien Domingues, au club depuis quatre saisons, heureux papa l’été dernier, pour bousculer une hiérarchie d’attaquants pas du tout établie. Et puis, la machine d’un joueur supposé de complément - Julien Domingues - s’est mise en route.

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Un 2e but, un 3e… Puis ce 22e (11 en championnat, 11 en coupe) contre Guingamp mardi, d’un petit ballon piqué devant le gardien. Efficace. Pas aussi beau que son retourné acrobatique contre Dives-Cabourg au tour précédent qui a tourné en boucle sur les réseaux sociaux ! Pas aussi esthétique que son action de la seconde période dans la surface, un magnifique mouvement en plusieurs temps sans que le ballon ne touche le sol, qui se termina dans les bras du gardien breton.

Mais le but de l’année, c’est peut-être le capitaine Cédric Gonçalves qui l’a inscrit, avec ce lob du milieu du terrain ! Et puis il y a Fabio Vanni. Le second gardien. Qui ne joue pas en championnat. Parce que les dirigeants ont jeté leur dévolu sur Jérémy Aymes, qui s’est libéré de son contrat à Martigues, en Ligue 2, pour devenir le dernier rempart en National 2. Et quel rempart !

Aymes et son expérience répond présent. Vanni ne devait avoir que les miettes à se partager mais ces miettes se sont transformées en festin. Il a eu l’apéritif, l’entrée, le plat du jour. Après tout, d’autres clubs l’ont fait avant Cannes, l’on pense aux Herbiers, club de National, finaliste en 2018, ou encore Quevilly, autre club de National, finaliste en 2012.

OK, l’AS Cannes est en National 2, mais tous les observateurs s’accordent à dire que son effectif n’a rien à envier à certains de National. C’est sans doute vrai, mais cela ne garantit rien. En tout cas pas une montée, qu’il faudra aller chercher dans les trois mois qui arrivent et dans ces dix matchs qui se présentent, à commencer par celui d’Anglet (prononcez « Anglette »).

La dernière fois que Cannes et Reims se sont croisés, c’était lors de la saison 2009/2010, en championnat National : à l’aller, les Cannois d’Albert Emon (Bauthéac, Arbaud, Di Bartolomeo, Paulle, Gimenez, Gavanon, Leoni, Milambo, Bertin, Malm, Baldé, pour ne citer que le 11 de départ) avaient fait 0-0 à Coubertin, le 2 octobre 2009 (même score au retour).

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Pour ce qui est de l’ère Ott, elle n’avait pas non plus forcément bien commencé, avec ce revers - le dernier officiel - à domicile contre Hyères (1-2), le 19 octobre. Il fallut du reste attendre trois matchs de championnat (une défaite et deux nuls) avant que l’équipe de Damien Ott ne renoue avec le succès (dans le même temps, elle avait franchi ses tours régionaux en coupe de France).

« Il a fallu ôter le sac à dos trop lourd à porter sur les épaules et ramener des sourires » expliquait Damien Ott sur le site de la FFF; « Il y avait de la déception et de la pression. Il a fallu se laver les têtes (sic).

Aujourd’hui, l’AS Cannes affole les compteurs. Elle reste sur dix-neuf matchs sans défaite (15 victoires et 4 nuls), toutes compétitions confondues. Mais si sa qualification pour les demi-finales de la coupe de France est magnifique, sa saison ne l’est pas encore. Elle le sera si et seulement si le National est au bout, quelque soit le résultat de la demi-finale de coupe.

L’an passé, beaucoup d’observateurs - les mêmes que tout à l’heure ! - s’accordaient à dire que, si Le Puy n’était pas monté, c’est à cause de son parcours en coupe de France (1/4 de finaliste). Damien Ott n’a pas fait de comparaison mais a mis tout le monde d’accord : « On est là pour jouer, pour faire plaisir aux gens, pour gagner des matchs, on ne calcule pas ». Il n’y aura donc pas d’excuse ni d’effets post-coupe.

Ce n’est donc pas le moment de décompresser, d’autant que la meute des prétendants est là, à commencer par… Le Puy qui, large vainqueur 4 à 0 mercredi face à GOAL FC (4-0) puis trois jours plus tard, dans la douleur cette fois, face à Toulon (1-0), a mis son calendrier à jour et les compteurs à zéro… enfin, pas tout à fait : grâce à ces matchs en retard bien négociés, les joueurs de Stéphane Dief sont de nouveau leaders avec 2 points d’avance sur l’AS Cannes.

Pas de place pour le relâchement donc. La deuxième demi-finale de l’épreuve reine du football français mettra aux prises deux clubs historiques, ce mercredi 2 avril, le Stade de Reims (Ligue 1) et l’AS Cannes (National 2). 1. Un seul joueur de l’effectif, Cheikh N’doye, a disputé une demi-finale de coupe de France. Il l’avait d’ailleurs remportée, c’était avec le SCO Angers, en 2017, face à Guingamp (2-0).

L’ex-présidente du Racing-club de Cannes (de 1990 à 2016), le club de volley-ball féminin le plus titré de l’Hexagone (20 coupes de France, 21 titres de champion de France, 2 Ligues des Champions), ancienne cheffe d’entreprise, est un personnage respectée, emblématique et incontournable de la Ville de Cannes et du sport cannois.

L’année où un certain Denis Lisnard, papa de l’actuel maire de Cannes, David Lisnard, est le plus jeune joueur du club à parapher à l’âge de 16 ans un contrat professionnel avec un certain Charly Loubet à ses côtés. Il évolue en Division 2 pendant deux saisons, de 1962 à 1964, à Cannes !

Denis Lisnard, lui-même fils d’un ancien dirigeant du club, décedé en mars dernier à l’âge de 79 ans, a ensuite poursuivi sa carrière au RC Franc-Comtois (Besançon), à Limoges (1/4 de finaliste de la coupe de France en 1970) et à Bourges, toujours en D2.

Durant sa période faste qui court du milieu des années 80 à la fin des années 90, le club s’est qualifié à deux reprises pour la coupe d’Europe de l’UEFA (Europa League aujourd’hui). La saison 1994/95 est marquée par l’un des matchs historiques du club. Après une 6e place en Division 1, les Cannois sont de retour en coupe de l’UEFA : au 1er tour, ils écrasent le Fenerbahçe Istanbul au stade Coubertin, 4 à 0. Au match retour, ils s’imposent 5 à 1 à Istanbul !

L’aventure s’arrête malheureusement, comme en 1991/92, en 16e de finale, cette fois face aux Autrichiens du VFB Admira Wacker Mödling (1-1 en Autriche à l’aller, 2-4 au retour à Coubertin).

Le 28 avril 1992, au stade Pierre-de-Coubertin, les Dragons s’inclinaient aux tirs au but (0-0, 3-5 tab) face à l’AS Monaco. Le 11 cannois était composé de Michel Dussuyer, Adick Koot, José Bray, Alain Ravera, Pierre Dréossi, Jean-Luc Sassus, Aliocha Asanovic, David Bettoni, Jean-François Daniel, Luis Fernandez et François Omam-Biyik.

C’est cette année-là que François Lemasson s’installe dans les cages de l’équipe reléguée de D2. Sous la conduite de Luis Fernandez, elle remonte immédiatement en Division 1 à l’issue des barrages et notamment d’une « finale » bien négociée contre Valenciennes (D1), un club en pleine tourmente (affaire VA-OM).

L’année de la deuxième victoire en Coupe Gambardella, face au RC Lens (2-0). L’AS Cannes, entraînée par Guy Lacombe, était composée de : Sébastien Renaud, Patrick Barul, Sacha Opinel, Stephan Laffon, Romain Ferrier, Yao Mawuko Sénaya (James Hindmarch 65e ), Adel Boutobba, Patrick Vieira, Sébastien Chabaud, Mickaël Marsiglia, Lilian Compan (Cédric Mouret 87e ). Les buts avaient été inscrits par Adel Boutobba (10e sp) et Lilian Compan (75e).

Classé 19e (sur 20) en Ligue 2, le club descend en National. Date de l’inauguration de la nouvelle tribune « Est » de 5300 places au stade Pierre-de-Coubertin (la tribune ouest, en face, contient 2800 places).

L’une des dates les plus sombres de l’histoire du club. Ce jour-là, l’AS Cannes reçoit Valence pour le compte de la dernière journée de National. L’équation est simple, si les Rouge et Blanc s’imposent, ils remonteront en Ligue 2. Mais ils s’inclinent 2 à 1.

L’année de la dernière confrontation officielle à Coubertin entre Cannes et le Stade de Reims. C’était en championnat National, le 2 octobre 2009. Ce soir-là, pour le compte de la 11e journée, les deux équipes s’étaient séparées sur le score de 0-0.

L’année de la rétrogradation administrative de l’AS Cannes en CFA (National 2). L’année de la dernière très « grande » campagne de l’AS Cannes en coupe de France, avec un parcours jusqu’en 1/4 de finale, à Coubertin, contre l’En Avant de Guingamp, futur vainqueur de la compétition (0-2).

Malgré sa belle campagne en coupe de France, l’AS Cannes, 6e de CFA (National 2), déposa le bilan à l’issue de la saison, et après 5 ans et demi à la tête du club, la famille Fakhri jeta l’éponge.

En juin, le « Friedkin Group » au travers de son président et homme d’affaires américain Dan Friedkin, déjà propriétaire de l’AS Roma, rachète le club, lequel fonctionnera désormais en SAS (Société par actions simplifiées), avec pour président Ryan Friedkin.

Brochand, en plus d’être l’un des instigateurs de la chaîne Canal + en 1984, passé par le PSG (il fut président de l’association), fut aussi cet ancien joueur de l’AS Cannes et amoureux du club avec lequel il avait remporté, en 1955, l’une des deux coupes Gambardella inscrites au palmarès des Dragons (la deuxième date de 1995).

Diffuseur historique de la Ligue 1 depuis 1984, Canal + est, depuis quelques saisons, en conflit avec la LFP au sujet des droits TV. Après avoir dû se contenter d’un match par journée entre 2021-2022 et 2023-2024, la chaîne cryptée n’avait pas participé à l’appel d’offres pour la période 2024-2029.

Face à la crise des droits TV, illustrée par le conflit ouvert entre DAZN, principal diffuseur de la Ligue 1 (huit matches par journée), et la Ligue de football professionnel (LFP), de nombreux acteurs du foot français ont fait part de leurs regrets de ne plus voir le championnat sur Canal +.

« L’erreur de départ, c’était de casser la relation avec Canal + […] Sans faire de campagne publicitaire pour les uns ou pour les autres, le foot, pour moi, c’était Canal + », avait notamment déclaré Bruno Genesio, l’entraîneur de Lille, en conférence de presse.

Dans un entretien au Figaro , Jean-Michel Aulas, vice-président de la Fédération française de football (FFF), a reconnu que le dialogue allait être renoué entre la chaîne cryptée et les dirigeants des clubs. « En tant que président de la Ligue féminine de football professionnel, nous avons décidé avec le conseil d’administration d’aller voir Canal +, qui a été très ouvert. Je suis un homme de dialogue, et parfois, ça permet de trouver des solutions », a expliqué l’ancien président de l’Olympique Lyonnais.

Jean-Michel Aulas a également livré son regard sur la situation des droits TV, qu’il estime être « une préoccupation majeure. On ne peut pas se permettre une nouvelle crise comme celle de Mediapro. Il est impératif d’agir avec responsabilité et sang-froid […] Nous devons à la fois garantir la viabilité du modèle économique de notre football et restaurer la confiance des diffuseurs. À court terme, il faut de la clarté : les engagements pris doivent être tenus.

La Fédération Française de Football fête son centenaire le 7 avril 1919. Jules Rimet, le président de la FFF et Henri Delaunay, son secrétaire général, militent pour la création d’une compétition internationale. Ils sont entendus : le Comité exécutif de la FIFA décide de créer une Coupe du monde.

Le Conseil national de la FFF, sous l’impulsion de Georges Bayrou, Emmanuel Gambardella et Gabriel Hanot, vote à 128 voix pour (et 20 contre) la création d’un Championnat professionnel. Premier match diffusé en direct à la télévision avec la finale de la Coupe de France entre Nice et Bordeaux.

A l’initiative du sélectionneur national Georges Boulogne, la FFF met en place la Direction technique nationale (DTN) et un plan de formation. Noël Le Graët impulse un plan de féminisation du football. Les Bleues montent en gamme au niveau des A. Les clubs ouvrent des sections féminines, le nombre de licenciées est multiplié par quatre (180 000 à ce jour), la formation, la D1 féminine aujourd’hui diffusée par Canal+ se développent.

Au lendemain de l’élimination des Bleus en huitième de finale de l’Euro 2012, Noël Le Graët décide de nommer Didier Deschamps à la place de Laurent Blanc. Sous la direction de l’ex-entraîneur de Marseille, l’équipe de France s’inscrit dans une nouvelle dynamique. Le centre médical du CNF de Clairefontaine reçoit le Label « FIFA Medical Center of Excellence ».

Elaboré et financé par la FFF, le programme éducatif fédéral (PEF) est un outil pédagogique pour aider les clubs amateurs dans la formation de leurs jeunes licenciés. Les licenciés de 5 à 18 ans sont ainsi sensibilisés aux valeurs républicaine et citoyennes du football (plaisir, respect, engagement, tolérance, solidarité) par l’apprentissage des règles (de jeu et vie), autour de six thèmes : santé, engagement citoyen, environnement, fair-play, règles du jeu et arbitrage, et culture foot.

Une étude du CIES, cabinet d’études indépendant, souligne que la France est le premier pays formateur parmi les 32 nations qualifiées pour la Coupe du monde 2014 au Brésil. Devant l’Allemagne et l’Angleterre.

La FFF, avec le concours de la LFP, décide de professionnaliser les arbitres. La France organise son deuxième Euro (le premier à vingt-quatre équipes au lieu de seize). Finalistes, les Bleus de Didier Deschamps confirment leur montée en puissance. La compétition est une réussite sportive et populaire.

Réélu pour la troisième fois en mars 2017 à la tête de la Fédération, Noël Le Graët poursuit la modernisation de la FFF. Baptisé « Ambition 2020 », un plan stratégique dédié à l’innovation et à la performance est élaboré. Forte des résultats de l’équipe de France de futsal, qualifiée pour la première fois pour une compétition majeure, l’Euro 2018 en Slovénie, la FFF décide de mettre en place un plan de formation spécifique pour cette discipline technique et spectaculaire.

L’Équipe de France décroche une deuxième étoile en dominant en finale la Croatie (4-2), à Moscou. Didier Deschamps devient le troisième sélectionneur à remporter le trophée mondial comme joueur puis comme coach. L’année de son centenaire, la FFF organise le Mondial féminin (7 juin-7 juillet), et le congrès de la FIFA (6 juin).

Découvrez en vidéos 100 ans de passion et d'innovations au coeur du football mondial. Visitez l’expo de la FFF, « 100 ans de passion, 100 ans d’innovations » à l’Institut du monde arabe à Paris, du 10 avril au 26 mai 2019. Cette exposition inédite, accessible gratuitement sur présentation d’une licence FFF, retrace un siècle d’histoire du football français, ses évolutions sportives, techniques, culturelles, sociétales, à travers les grandes personnalités, dirigeants, joueurs, entraîneurs, précurseurs, visionnaires qui ont incarné le football français.

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