Championnat de France FIFA 16: Le Sacre de Corentin "Rocky" Chevrey

La finale du championnat de France sur FIFA 16 organisée par l'EA Sports FC s'est tenue dans les locaux de Canal +.

Corentin Chevrey, Champion de France FIFA 16

32 joueurs, qualifiés au fil des mois, s'étaient donné rendez-vous pour conclure leur saison.

Le chemin vers la finale

« Garde ta balle Wissam ! Prends ton temps, mets-toi au poteau de corner ! » La scène est familière au bord des terrains de football, tous les week-ends, des débutants aux vétérans. Mais ce samedi après-midi, c’est auprès d’une pelouse virtuelle que les conseils et les encouragements fusent.

Aux manettes, Wissam « Ulquiorra » Abou Ahmed d’un côté et Alexandre « Alexher » Hernandez de l’autre. Les deux se disputaient une place en demi-finale du Championnat de France sur FIFA 16, organisé par l’EA Sports FC dans les locaux de Canal +.

Le premier suivra les conseils et gardera son avantage jusqu’au bout. « Je joue qui après ? Nino ? Ah, j’aime pas le jouer… » Comme dans le football, réel cette fois, tous ont leur style de jeu, leurs bêtes noires, leurs équipes préférées.

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Ils sont 32, venus de Paris, sa région mais aussi Grenoble ou Montpellier, après des mois de qualifications, pour succéder à Alexis « Ayziq » Lefebvre, champion de France l’an dernier.

Au rez-de-chaussée des locaux de la chaîne cryptée, le dispositif est assez impressionnant. Deux plateaux ont été mis à disposition des organisateurs de la compétition, avec écrans, consoles, gradins, caméras et commentateurs (dont Bruce Grannec, multiple champion du monde désormais retraité des compétitions) pour une diffusion en ligne sur le site de Canal +, entre autres.

« L’an dernier, on avait fait 300 000 vues avec un pic à 11 000 pour la finale.

Contrairement à d’autres jeux eSport (League of Legends, Counter-Strike…), les joueurs FIFA ne vivent pas de leur passion. « Mais notre condition s’améliore, positive « Alexher », 20 ans, qui termine cette année un BTS en informatique.

La médiatisation augmente, il y a plus de sponsors et du coup un peu plus d’argent. Sur la saison, en moyenne, j’ai dû gagner dans les 450 euros par mois. » William Gellato abonde : « C’est la douzième édition du championnat de France qu’on organise.

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Au fil des années on est passés de petites salles aux locaux d’une grande chaîne de télévision. Souvent rattachés à des structures eSportives importantes (Vitality, LDLC ou Millenium par exemple), beaucoup s’attendent à voir un jour débarquer les clubs professionnels français dans leur monde.

Aucun ne s’est encore réellement engagé, mais l’Allemagne (Wolfsburg, Schalke 04) ou l’Angleterre (West-Ham), ont montré la voie en s’investissant dans la discipline ou recrutant des joueurs FIFA pour les représenter.

« J’attends que ça, moi, que Jean-Michel Aulas me contacte pour me faire signer », rigole Alexandre Hernandez, supporter de l’OL. « Ça finira par arriver, c’est sûr, affirme William Gellato. Un moment, un club osera innover. Lyon peut-être, ou Toulouse !

Pendant ce temps-là, qualifié pour la finale, Wissam « Ulquiorra » y retrouve Corentin « Rocky » Chevrey, membre de Vitality, l’un des clubs d’eSport les plus importants en France.

Après une première mi-temps accrochée, « Rocky » plante deux buts en quelques secondes avec Ronaldo et le Real Madrid contre le Dortmund, plus limité sur le jeu, de son adversaire.

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« J’ai gagné tous mes matchs, ça s’est bien passé aujourd’hui, soufflait quelques minutes après Corentin, coupe et chèque géant des 5000 euros promis au vainqueur en mains. Normalement j’ai du mal avec le Real mais là j’ai bien joué. Je pensais être stressé mais finalement j’étais plus motivé qu’autre chose. »

Son président chez Vitality, Fabien « Neo » Devide, qui officialisait aujourd’hui un partenariat avec… Canal +, au lendemain de la victoire d’Olivier « Nino » Comont en finale de l’E-football League (compétition organisée sur FIFA également, par L’Equipe 21) pouvait sourire : « Je suis très content pour lui, c’est notre dernière recrue donc un investissement payant !

Elle débutera à la sortie du prochain FIFA. Et « Alexher » comme « Nino », « Rocky » comme « Ulquiorra », ils seront tous là.

Le sacre de Rocky

La finale nationale de l’EA Sports FC, soit le championnat de France sur le jeu vidéo FIFA, a vu le sacre de Corentin Chevrey, 18 ans.

Celui qui répond au pseudo de Rocky sur le circuit a dominé Wissam « Ulquiorra » Abou Ahmed en finale et s’adjuge le chèque de 5 000 euros promis au vainqueur, ainsi que le titre d’ambassadeur d’EA Sports sur le prochain FIFA.

Le poing serré, le visage rageur. Cliché surprenant quand on voit le bonhomme, plutôt réservé à première vue. Rien de dingue non plus quand on associe cette même image à son pseudo : Rocky.

Car c’est finalement bien une figure de boxeur qu’a eu Corentin Chevrey au coup de sifflet final de son match face à Wissam « Ulquiorra » Abou Ahmed.

Trois petits coups qui ont scellé l’ultime match de la finale nationale de l’EA Sports FC et envoyé Corentin au septième ciel : le voilà champion de France sur le jeu vidéo FIFA 16 ! « Comme tous les tournois, j'y croyais, confie Corentin.

Sur mes précédentes compétitions, qu'elles soient européennes ou françaises, j'allais régulièrement assez loin et je perdais sur le fil, souvent par manque de réussite. Il faut croire que samedi, elle était de mon côté. »

Cela valait bien un rictus de boxeur, oui. Surtout qu’en finale, « Rocky », invaincu sur l’ensemble de la journée, a été à la hauteur de son pseudo.

Longtemps dominateur, il a encaissé sans broncher un tir de son adversaire sur le poteau. Avant de lui placer deux crochets bien sentis en seconde période, quasiment coup sur coup, et de laisser Wissam KO debout, son rêve de champion de France s’envolant lentement mais sûrement en fumée.

A lire aussi - FIWC 2016 : le titre mondial pour Mohamed Al-Bacha... A tout juste 18 ans. De quoi voir loin pour l’une des grandes promesses françaises de la scène eSport, à l’aise en finale même avec l’équipe qu’il affectionnait le moins, le Real Madrid, preuve de la marge de l’intéressé.

« C'est mon premier gros titre, savoure Corentin. On verra l'année prochaine sur le prochain FIFA si j'ai toujours le niveau. J'espère gagner d'autres tournois, pourquoi pas une coupe d'Europe ou une coupe du monde ».

Un titre historique donc pour « Rocky » mais pas que. Son club, la team Vitality, considérée à ce jour comme la meilleure équipe française du moment, peut aussi se frotter les mains.

Au lendemain de l’annonce de l’arrivé de Canal Plus comme sponsor, l’équipe française a vu un de ses éléments briller. Une première - jamais une chaine de télévision en France n’avait accueilli un événement de ce type - qui s’est tenue au rez-de-chaussée de Canal Plus, avec la phase de groupes sur le plateau de l’émission Touche pas à mon poste, totalement relooké pour l’occasion.

« Je gagne dans les locaux de Canal Plus, donc, quelque part, je gagne aussi un peu à domicile », relève en souriant Corentin.

La chaine cryptée n’a pas fait que prêter ses locaux (plateaux, écrans…), elle a également mis à contribution ces équipes, celles notamment de TPMP.

Le présentateur-phare du Canal Football Club, Hervé Mathoux, aussi, puisque c’est lui qui a remis la coupe et le chèque à Corentin Chevrey, qui sera invité prochainement au CFC, au Canal Champions Club et assistera avec une personne de son choix à un match de l’Euro.

Preuve de l’intérêt marqué de la chaine pour la scène FIFA et pour l’eSport en général.

« C'est vraiment bien qu'il y ait plus de médiatisation, estime Corentin. Après sur FIFA, on est encore loin des autres jeux (League of Legends, Call of Duty, ndlr), notamment sur le streaming (retransmissions des matches en live sur Internet, ndlr). Et puis, pour le moment, la compétition ne nous permet pas de vivre de ça. J'espère que l'année prochaine, ce sera encore mieux. »

Que Corentin se rassure. 30 millions de joueuses dans le Monde, dont 80000 en France, est encore plus de fans de football féminin.

EA Sports a également intégré 12 équipes nationales pour son prochain opus : Allemagne, Angleterre, Australie, Brésil, Canada, RP Chine, Espagne, États-Unis, France, Italie, Mexique et Suède.

"Faire venir quelques-unes des meilleures joueuses et équipes du monde dans notre franchise est un événement énorme pour EA SPORTS, et nous sommes également très enthousiastes à l'idée de faire partager une nouvelle expérience à des millions de fans", se félicite David Rutter, Vice-président et Directeur général d'EA SPORTS FIFA.

« Nous voulons faire en sorte que les fans vivent une expérience authentique en jouant avec les équipes nationales féminines.

Classée 3ème au classement FIFA, la France n'a cependant pas eu le crédit de figurer sur la jaquette de FIFA 16.

Les Bleues ont démontré depuis 2011, qu'elles ne cessaient de s'améliorer comme en témoigne leur position mondiale.

Son titre de meilleur joueur du Championnat de France, ajouté à celui de meilleur buteur, ne lui a pas permis de détrôner Zlatan Ibrahimovic en tant que joueur le mieux noté de Ligue 1 dans le jeu vidéo Fifa.

Le géant suédois reste le meilleur joueur de l’élite française dans le prochain opus de la célèbre série de simulation de football avec une note de 89.

Ce Toulonnais de 19 ans, grande tige au visage fin coiffé d’un bonnet, a eu, comme tous les gamins, des consoles de jeux vidéo étant enfant. Nintendo, petit, Playstation plus tard.

Rien de très excentrique. «Sneaky» - son surnom - s’est fait une place aux côtés des joueurs pros, «de la crème de la crème», comme le confie Florian Gazan, animateur de l’émission.

Nathan Nayagom est un gars sympa et un peu timide. On a du mal à croire en le voyant que c’est un showman quand il passe à la télé, comme l’assure Florian Gazan.

Il s’est même inventé une signature chaque fois qu’il marque un but à l’écran, en faisant des «célébrations» mémorables. Ça l’amuse.

«Une fois, je m’étais déguisé en Qatari, avec un cigare, et je jetais des billets… rigole-t-il. J’ai commencé la célébration sur un coup de tête.

Son CV de gamer, néanmoins, n’est pas très long. Nathan Nayagom n’est pas un accro de la manette. Juste un jeune «normal» qui a passé un bac ES et «sort avec ses potes».

Autour de lui, tous ses copains jouaient à Fifa, les fans de «vrai» foot les premiers. Nathan en fait partie. Dans le foot réel, il est supporter du PSG mais c’est avec le Bayern de Munich qu’il excelle à Fifa.

«J’ai gagné quelques compétitions comme l’EASFC (coupe de France de football virtuel, Ndlr).

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