L'année 1990 a été le cadre d’un double paradoxe côté historique et footballistique. En effet, le monde assista cet été là au sacre de la R.F.A. dans le Mondial italien. La Mannschaft du « Kaiser » Franz Beckenbauer et du légendaire capitaine du Bayern Munich, Lothar Matthäus, remportant le troisième trophée de l’Allemagne de l’Ouest après ceux obtenus en 1954 et 1974.
Puis, à peine quatre mois plus tard, le monde voit l’Allemagne fédérale et démocratique ne faire plus qu’un seul et même pays. Un an tout juste après la chute du Mur de Berlin, en novembre 1989, l’histoire se met en marche pour solder un passé et tenter de créer un avenir plus radieux pour tous les Allemands.
Toutefois, si dans les faits, la fin de la R.D.A. prend fin 41 ans après sa mise en place mais le championnat est-allemand quant à lui existe encore un an supplémentaire. Permettant, une saison plus tard, au Dynamo Dresde et au Hansa Rostock d’intégrer le championnat allemand « uni », la Bundesliga.
Malgré tout, cette finalité n’aura pas empêché l’exode des joueurs et la baisse progressive du niveau chaque saison des clubs est-allemands. La DDR-Oberliga, le championnat est-allemand sera donc définitivement arrêté en 1991 et cette absorption vers la Bundesliga est une perte sèche pour le niveau des clubs est-allemands qui étaient dans un championnat à part dans lequel les millions ne valsaient pas et les transferts étaient limités.
Depuis lors, ces clubs tels que l’Energie Cottbus, Dresde ou Rostock pour les plus hauts dans la hiérarchie, servent souvent de faire-valoir en Bundesliga et oscillent la plupart du temps entre relégations et végétations au plus bas de l’échelle au gré des saisons.
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Cependant, paradoxalement, l’éclosion de joueurs du cru permet à la sélection nationale de bénéficier d’une matière de joueurs talentueux et qui aide leur « nouveau » pays vers les cimes du succès. S’ils ne furent véritablement qu’une poignée de joueurs à intégrer la Mannschaft, ils marquent l’histoire du football par leur talent, leur professionnalisme et leurs buts.
Certes, l’Allemagne de l’Ouest a été reconnue à travers ses titres de Coupe du monde (1954, 1974, 1990) ou ses Championnats d’Europe (1976) avec de nombreux champions tels que le buteur légendaire Gerd Müller, le mythique gardien Sepp Maier, ainsi que Beckenbauer du Bayern Munich.
Dès lors, l’acmé de la victoire est célébrée en 1974 lors de la Coupe du monde en Allemagne de l’Ouest. Si la R.F.A. emporte le tournoi face au Pays-Bas de Johan Cruyff (2-1), les deux Allemagne sont réunies dans le même groupe dans un intéressant clin d’œil du destin. Le 22 juin 1974, l’Est a même son heure de gloire en battant, pour son unique participation à une Coupe du monde, lors du troisième match de groupe, les voisins de l’Ouest chez…eux, à Hambourg.
Le buteur n’étant autre que l’immense attaquant est-allemand, Jürgen Sparwasser. Une défaite néanmoins sans conséquence sur le papier mais salutaire pour la R.F.A. La légende racontant que l’entraîneur de l’époque, le mythique Helmut Schön, né à Dresde et ses joueurs étaient tellement frustrés par cette défaite que celle-ci leur a servi de leçon pour la suite de la compétition.
Quoiqu’il en soit, cette victoire est surtout célébrée et reste symbolique pour la sélection de l’Est menée par le sélectionneur Georg Buschner qui sera éliminée lors de la deuxième phase de poule face notamment au futur finaliste, les Pays-Bas.
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Dès lors, l’Allemagne de l’Est a toujours eu en son sein de grands noms qui lui permettent de se montrer sur la scène internationale. Le pays est doté d’un bon championnat avec des équipes dures au mal et technique tels que Dresde ou Leipzig. Sans compter les deux buteurs Jürgen Sparwasser ou Joachim Streich du FC Magdeburg.
Mais la réunification permet également de voir une réunion entre l’Est et l’Ouest à travers deux symboles du football allemand des années 90. D’un côté un buteur frénétique qui commence sa carrière au Dynamo Dresden avant de devenir un des meilleurs buteurs de Bundesliga. Son nom : Ulf Kirsten.
Ce dernier passe près de quinze ans au Bayer Leverkusen et participe à l’éclosion de ce club au plus haut niveau avec notamment une finale de Coupe d’Europe perdue en 2002 face au Real Madrid d’un certain Zinedine Zidane, qui marque un but d’anthologie (2-1).
Mais le joueur qui « matérialise » à lui seul cette réunification se nomme Matthias Sammer. Lui aussi commence sa carrière au Dynamo de Dresde, centre du foot est-allemand, et profite de la réunification pour partir à Stuttgart avant d’être transféré au Borussia Dortmund. Ce milieu de terrain technique et polyvalent vit les meilleures années de sa carrière avec les « Schwarz-Gelben » de Dortmund en remportant la Ligue des Champions en 1997 face à la Juventus de Turin, le Championnat d’Europe en 1996 avec la sélection nationale et obtient même le « Ballon d’Or » la même année.
Sammer est également le premier sélectionné « est-allemand » et participe en 1992 à l’Euro 92 en Suède avec deux autres « Ossie », le milieu Thomas Doll et l’attaquant Andreas Thom. Une réunification qui n’a rien d’immérité pour un joueur taiseux mais talentueux et qui apporte tant à son club de cœur, le Borussia Dortmund.
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Plus tard, un autre milieu de terrain, plus offensif celui-là, permet à la sélection allemande de briller et remet le football allemand au premier plan après un passage à vide (entre 1998 et 2000). Michaël Ballack est cet autre joueur originaire d’Allemagne de l’Est à être incontournable en sélection et avec son club, au Bayer Leverkusen, avec Kirsten puis à Chelsea, en Angleterre.
Dans les années 70 et 80, le football est-allemand était représentatif du continent européen. Nombreux furent les clubs qui eurent leur heure de gloire sur la scène européenne à une époque où l’arrêt Bosman (1995) qui libéra les joueurs des contraintes réglementaires n’existait pas encore. Dès lors, que ce soit le Dynamo Dresde, le FC Carl Zeiss Jena, le FC Berlin ou le Lokomotive Leipzig, ces clubs poussent leur avantage jusqu’à obtenir des résultats probants lors des compétitions dans lesquelles ils étaient engagés.
Toutefois, trente ans plus tard, au sein de l’Allemagne, une ville à l’est du pays fait parler d’elle. Un club qui est lui-même un paradoxe de cette ambivalence entre ce que la plupart des commentateurs pensent de l’est de l’Allemagne et la nouvelle réalité davantage tournée vers le business. Le « RasenBallSport Leipzig » est la nouvelle attraction allemande aussi bien en championnat qu’en Europe. Un nom qui évoque le football des années post réunification, le Mur de Berlin et les joueurs « Ossis ».
Mais que l’on ne s’y trompe pas, ce club créé en 2009 n’est pas une émanation provenant des torpeurs d’avant la « Guerre Froide », loin de là. Propriété d’une célèbre boisson énergisante, le R.B. Leipzig est aussi bien une anomalie dans le football allemand qu’un intéressant laboratoire permettant de voir que le capitalisme et le business peuvent se mêler, même à Leipzig. Fondé sur la présence de jeunes joueurs à forts potentiels, le club est réputé pour donner sa chance à ces joueurs en les valorisant, grâce, notamment, à sa participation régulière en Coupe d’Europe.
Pour ensuite les revendre à des clubs plus huppés avec des indemnités de transferts à faire pâlir d’envie les plus grandes équipes. Le dernier en date étant l’attaquant allemand Timo Werner, 24 ans, vers le club anglais Chelsea pour une bonne cinquantaine de millions d’Euros.
Un beau partenariat franco-allemand permet en effet de voir le défenseur de 21 ans, Dayot Upamecano être appelé par le sélectionneur français Didier Deschamps en Equipe de France. Un système qui ne fait pas que des heureux en Allemagne dans un pays où le « supportérisme » est très présent et l’attachement au club plus important qu’ailleurs avec la règle des « 50% » qui permet aux associations de clubs de garder la main vis-à-vis des investisseurs extérieurs mais qu’importe.
Avec un quart de finale d’Europa League et surtout une demi-finale de Ligue des Champions perdue face au Paris S.G. Si les conditions de la réunification allemande ont été menées d’une manière rapide, qui a pu heurter des personnes dont les conditions de vie étaient codifiées de la naissance à la mort, le football a pu bénéficier de conditions moins contraignantes.
Quoiqu’il en soit, l’Allemagne a pu rebondir malgré tout, ne faire qu’une et trente ans plus tard, le constat montre que la nation a pu sortir de l’ornière et intégrer progressivement les deux entités sur le terrain.
Mais 1990 est également une année symbolique pour un joueur allemand. Né en Allemagne de l’Est, aujourd’hui joueur majeur de la sélection allemande et du Real Madrid, Toni Kroos est peut-être le joueur qui fait l’histoire actuellement. Bientôt ’centenaire’ avec 98 capes en sélection, Kroos démontre que le talent n’a pas de frontières et qu’une Allemagne unie est toujours bien plus forte qu’en étant divisée.
Le football démontre surtout que l’intégration est un outil bien plus efficace et efficient en permettant à des sportifs de montrer l’étendue de leur talent.
Considéré comme l’un des plus grands clubs européens, le Bayern Munich a vu passer des générations de joueurs souvent caractériels, mais toujours talentueux. Depuis son ascension au plus haut niveau à la fin des années 1960, l’ogre bavarois domine outrageusement le football allemand et brille régulièrement sur la scène européenne.
Composer ce onze de légende Bayern Munich s’est donc avéré très compliqué, au point d’avoir dû laisser l’immense Michael Ballack à la maison !
Pour composer ce onze de légende Bayern Munich, nous avons été obligés de mettre Manuel Neuer et Oliver Kahn sur le banc. C’est dire la trace laissée par Sepp Maier au sein du club bavarois. Surnommé le Chat de Anzing en raison de son agilité, il est l’un des acteurs majeurs de l’avènement du Bayern au plus haut niveau.
Il contribue grandement à la montée en Bundesliga, puis à la conquête des différents titres nationaux et des trois C1 consécutives. En plus de son efficacité dans les cages, Sepp Maier se distinguait par sa régularité. Il a notamment disputé 447 matchs de championnat à la suite entre 1966 et 1979 !
Avec la sobriété qui le caractérisait, Philipp Lahm s’est imposé comme l’un des meilleurs latéraux de l’histoire. Après deux saisons inaugurales en prêt à Stuttgart, il revient au sein de son club formateur, d’abord en concurrence avec Bixente Lizarazu puis en tant que titulaire indiscutable. Son intelligence tactique et sa régularité lui ont logiquement permis de devenir capitaine en 2011.
Pendant de nombreuses saisons, il a formé un duo redoutable à droite avec Arjen Robben grâce à sa qualité de passe, son sens du placement et son apport offensif. Rarement un latéral n’aura été aussi complet.
Considéré comme l’un des meilleurs défenseurs de l’histoire, Franz Beckenbauer a révolutionné le poste de libéro. Son influence sur le jeu de son équipe a bouleversé la manière de concevoir les défenseurs centraux. Le Kaiser n’hésitait jamais à casser des lignes par sa qualité de passe ou à remonter le terrain jusqu’au but adverse. Ses statistiques au Bayern (72 buts, 71 passes décisives) sont là pour le prouver. Son élégance, son leadership et sa vision du jeu ont marqué des générations entières.
Formé au club, il a contribué activement aux premières heures de gloire du Bayern Munich. Lothar Matthäus était le joueur complet par excellence. Son influence sur le jeu, sa frappe de balle et sa capacité à être décisif dans toutes les zones du terrain en firent un élément indispensable du Bayern pendant de nombreuses années. Son énergie communicative et son fort caractère lui ont également permis d’être un formidable meneur d’hommes. Milieu de terrain infatigable durant son premier passage au club, il s’installe peu à peu au poste de libéro après son retour.
Formé au Bayern en tant qu’attaquant, Paul Breitner débute pourtant sa carrière au poste de latéral gauche, un peu par défaut. Il ne tarde pas à s’imposer grâce à sa hargne, ses frappes lointaines et son activité incessante. Connu pour son franc-parler et son fort caractère, il quitte le Bayern de manière houleuse après la première victoire en C1 de l’histoire du club. Il reviendra quelques années plus tard, cette fois-ci pour jouer au milieu. Durant ce second passage, il formera le fameux duo Breitnigge avec l’attaquant Karl-Heinz Rummenigge.
Bastian Schweinsteiger a incarné l’âme du Bayern pendant plus d’une décennie. Milieu offensif gauche à ses débuts, il est repositionné au poste de milieu relayeur par Louis Van Gaal, ce qui lui permet de devenir la véritable plaque tournante de l’équipe. Outre ses grandes qualités techniques et athlétiques, Schweini se distinguait par son intelligence tactique. Sa puissance de frappe lui a également permis d’inscrire de nombreux buts spectaculaires.
Pendant longtemps, Arjen Robben a été un joueur maudit pour deux raisons : ses blessures récurrentes et ses ratés dans les grands moments. Le Bayern lui a finalement permis de vaincre cette malédiction. S’il rate un penalty lors de la finale de C1 perdue en 2012, il marque le but vainqueur l’année suivante au même stade de la compétition. Il sera d’ailleurs élu meilleur joueur de la finale. Durant son passage, le Néerlandais a marqué l’histoire du club par ses accélérations foudroyantes et ses dribbles dévastateurs.
Arrivé deux ans plus tôt, Franck Ribéry va former avec Arjen Robben le duo Robbery durant une décennie. Plus altruiste que son pendant à droite, le Français s’est très vite imposé sur le côté gauche grâce à ses dribbles, sa vision du jeu et sa qualité de passe. De même, sa personnalité attachante a rapidement conquis les supporters bavarois. C’est lui qui délivre la passe décisive pour Arjen Robben en finale de la Ligue des Champions 2012-2013.
Si Thomas Müller occupe le poste de meneur de jeu dans notre onze de légende Bayern Munich, difficile de lui attribuer une position exacte. Joueur unique en son genre, il se définit lui-même comme le « Raumdeuter », c’est-à-dire l’interprète de l’espace. Toujours bien placé, il brille dans tous les compartiments du jeu offensif et peut évoluer à tous les postes avec le même rendement. Rarement cité parmi les meilleurs joueurs du monde, Thomas Müller était pourtant le premier nom couché sur les feuilles de match de son club formateur.
Meilleur buteur de l’histoire du club, Gerd Müller était capable de marquer dans toutes les positions. Durant sa carrière, il a établi de nombreux records mondiaux, dont certains sont toujours d’actualité. Parmi ses performances les plus folles, il marqua 72 buts avec le Bayern sur l’année 1972 (85 en comptant ceux inscrits avec la sélection).
Formé au club, Der Bomber a permis à son club formateur de se hisser au sommet du football allemand et européen. Pour finir, nous avons choisi Robert Lewandowski au détriment de Karl-Heinz Rummenigge. Durant son passage au Bayern, le Polonais semble avoir dépassé son illustre précédesseur. Véritable machine à buts, il bat de nombreux records sous les couleurs bavaroises. En 2015, il inscrit par exemple un quintuplé en 9 minutes. En 2020-2021, il marque 41 buts en Bundesliga et bat le record vieux de 40 ans de Gerd Müller (40 buts). Parfois critiqué pour ses performances dans les grands moments, il marque 15 buts en 10 matchs durant la campagne de Ligue des Champions 2019-2020 remportée par le Bayern. Et vous, quel est votre onze de légende Bayern Munich ?
L'Allianz Arena, stade emblématique du Bayern Munich.
Tableau des Joueurs Clés du Bayern Munich en 1990
| Nom du Joueur | Poste | Nationalité | Contribution |
|---|---|---|---|
| Lothar Matthäus | Milieu de Terrain | Allemand | Capitaine légendaire, influence majeure sur le jeu. |
| Franz Beckenbauer | Libéro | Allemand | Révolutionnaire du poste de libéro, leadership et vision du jeu. |
| Gerd Müller | Attaquant | Allemand | Meilleur buteur de l'histoire du club, records mondiaux. |
| Sepp Maier | Gardien de But | Allemand | Régularité exceptionnelle, 447 matchs de championnat consécutifs. |
Cette page présente un aperçu détaillé de l'effectif actuel du club. Elle affiche toutes les informations personnelles des joueurs, notamment leur âge, leur nationalité, la durée de leur contrat et leur valeur marchande. Elle contient également un tableau indiquant l'âge moyen, la valeur marchande cumulée et la valeur marchande moyenne pour chaque poste et pour l'ensemble des joueurs.
La saison 1996-1997 a marqué un tournant dans le football européen avec l'arrêt Bosman, permettant aux clubs d'aligner un nombre illimité de joueurs issus de l'UE. Cet été-là, le marché des transferts s'est enflammé, tant en termes de quantité que de montants astronomiques. Des clubs comme Chelsea ont vu leurs joueurs nationaux devenir minoritaires dans le vestiaire.
D'un côté, la Juventus comptait cinq joueurs non nés en Italie (Zidane, Montero, Deschamps, Boksic, Jugovic...). Cela n'a pas empêché le club piémontais, entraîné par Marcello Lippi, d'impressionner l'Europe entière. Les Turinois ont notamment infligé un sévère 6-1 au PSG au Parc des Princes lors de la finale aller de la Super Coupe en début de saison. Ils ont dominé outrageusement leur poule en Ligue des Champions, où figurait Manchester United, en prenant 16 points sur 18 possibles. En demi-finale, ils ont écrasé l'Ajax 6-2 sur les deux matches, avec un Zidane étincelant. Autant dire que la Vieille Dame arrivait à Munich gonflée à bloc pour la dernière marche.
De l'autre côté, le Borussia Dortmund se présentait en faux outsider. Le club de la Ruhr était plus qu'un simple challenger cette saison-là, comme le prouve le verdict de la finale.
L'effectif du Borussia Dortmund comptait peu de joueurs étrangers (Paulo Sousa, Paul Lambert et Stéphane Chapuisat) et était surtout doté d'une impressionnante colonne vertébrale 100 % germanique.
Cette colonne vertébrale était composée de quatre champions du monde 1990 avec la RFA (Kohler en défense, Reuter et Möller au milieu et Riedle en attaque) et de Matthias Sammer, grand artisan du succès de la sélection allemande à l'Euro 96. Une expérience inestimable qui allait faire la différence.
La correction subie en finale aller-retour de Coupe de l'UEFA 1993 contre cette même Juve (6-1) était loin. Seuls Zorc, Chapuisat, Klos et Reuter étaient de cette mésaventure. Mieux préparés mentalement, les Allemands marquent deux fois en première période (29e et 34e minutes) via un doublé de leur buteur allemand Karl-Heinz Riedle.
Lui, l'attaquant le moins médiatisé du groupe ouest-allemand en Italie en 1990 derrière les Klinsmann, Littbarski et Voller, s'offre son heure de gloire en solo sept ans plus tard en emmenant le Borussia sur le toit de l'Europe. Les Turinois rentrent secoués au vestiaire.
Obligé de faire le jeu au retour de la pause, Lippi se décide à faire rentrer le jeune prodige Del Piero à la place du défenseur Porrini pour étoffer l'attaque turinoise. Et Alessandro réduit le score à la 64e d'une splendide talonnade suite à un centre coté gauche de Boksic.
Mais la Vieille Dame se découvre et le paie sept minutes plus tard avec Lars Ricken en bourreau. Entré en jeu, le jeune Allemand formé au club marque pour son premier ballon par un lob somptueux sur Peruzzi. Le score ne changera pas.
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