L'Équipe de France en 1997 : Effectif et Moments Clés

Cet article revient sur l'année 1997 pour l'équipe de France, en se concentrant sur l'effectif, les moments marquants des matchs, et l'émergence de jeunes talents comme Thierry Henry.

Préparation à Clairefontaine

L'équipe de France de football est en stage de préparation pour la Coupe du monde à Clairefontaine en Yvelines.

Le sélectionneur Aimé Jacquet a annoncé lors d'une conférence de presse les noms des vingt-deux joueurs retenus pour la compétition et donc des six qui sont contraints de quitter l'aventure.

Extrait de la déclaration de Aimé Jacquet et réactions de trois joueurs sélectionnés, Youri Djorkaeff, Laurent Blanc et Christophe Dugarry.

Equipe de France 1998

Thierry Henry : Éclosion d'un Talent à Monaco

Un chien fou, une flèche, des jambes de feu et des filets qui tremblent, voilà l'empreinte laissée par Thierry Henry à l'AS Monaco entre sa sortie de Clairefontaine à seize ans en 1993 et son départ pour la Juventus Turin en 1999.

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Mais s'il n'a pas encore sa statue au stade Louis-II comme il l'a à l'Emirates Stadium, ce n'est pas uniquement une question de culture. C'est aussi parce que sa trajectoire sur le Rocher a été brève - deux saisons pleines en D 1 - et bien moins rectiligne que celles des chevauchées qui l'ont révélé sur le flanc gauche de l'attaque.

Les Débuts Prometteurs

Son premier match en D 1 : Monaco-Nice (0-2), le 31 août 1994. Il avait été titularisé par Arsène Wenger.

Déniché à l'US Palaiseau par l'émissaire de Monaco, Arnold Catalano, le gamin des Ulis flambe d'entrée avec les 17 ans nationaux (plus de trente buts pour sa première saison) et attire l'attention d'Arsène Wenger, qui l'intègre au groupe pro dès l'année suivante.

Son attaque décimée par les blessures, le coach le lance en D 1 à dix-sept ans face à Nice à Louis-II (0-2, le 31 août 1994). Suivront, sous sa coupe puis celle de Jean-Luc Ettori dès septembre, quelques entrées en jeu et des séances d'entraînement.

Lilian Thuram y prend Henry sous son aile et le recadre. Il profite aussi des conseils de Youri Djorkaeff.

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«Concernant le ballon qui doit nous coller au corps, évoquait Henry en 2005 dans L'Équipe Magazine, Youri m'a dit un jour à Monaco : "Quand tu as la balle, on ne dirait pas que c'est ton ballon. Tu l'as, tu cours, mais tu ne sens pas que le ballon t'appartient. Je n'ai pas peur de toi, car si je veux te le prendre, je suis sûr que je l'aurai." Depuis, quand je reçois la balle, je décide que c'est mon ballon, ma propriété.»

Thierry Henry

Progression et Reconnaissance

«Titi avait un pouvoir d'accélération incroyable, se souvient Jean Petit, adjoint de Wenger puis de Jean Tigana à partir de 1995. C'était un garçon doué. On se disait "il va réussir" parce qu'il était sérieux et travailleur. Un vrai pro qui voulait apprendre et était toujours à l'écoute. Il était aussi dans la discussion avec les entraîneurs, et pas un béni-oui-oui ! Avec Tigana, ça n'a pas été facile au début.»

Mais quand le coach le recadre à son tour, loin de baisser les bras, il en ressort plus fort. Thierry Henry échappe à la défense nantaise lors de Monaco-Nantes en novembre 1997.

C'est Tigana qui l'a conduit peu à peu au haut niveau, en prenant soin de ne pas griller celui que l'on présente rapidement comme un phénomène.

À l'ombre de Sonny Anderson, Victor Ikpeba et Mickaël Madar, il est le plus souvent remplaçant en 1995-1996.

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«Il avait des qualités incroyables pour un jeune, rappelle Madar, son partenaire de 1994 à 1996. Il était techniquement très fort pour un grand gaillard comme lui. Il était puissant, adroit devant le but, intelligent dans le jeu, altruiste, il allait vite, percutait et provoquait avec insouciance. Il était en avance sur son temps. Il était déjà l'attaquant moderne d'aujourd'hui. Il était respectueux, prenant exemple sur nous, mais on sentait qu'il était sûr de lui, déterminé à y arriver.»

«Jean avait le désir de lui donner du temps de jeu petit à petit et sans trop l'exposer, confiait l'an dernier Claude Puel, son adjoint. Titi avait un rôle de joker super intéressant. Quand il entrait, il ne faisait pas la tête. Il s'éclatait. Il piaffait, mais montrait son envie.»

105 Son nombre de matches en Championnat de France avec Monaco, entre 1993 et décembre 1998. Il a marqué 20 buts.

«C'était un super gamin qui n'était pas du genre à se plaindre même si les coaches ne voulaient pas le faire jouer trop vite, confirme Ettori qui deviendra entraîneur des gardiens de Tigana. Heureusement, il aimait bosser. Au départ, il avait des qualités physiques et athlétiques hors norme. C'est Puel (adjoint de Tigana) qui l'a beaucoup fait travailler devant le but avec mes gardiens l'après-midi à La Turbie. Deux perfectionnistes.»

Des heures supplémentaires que n'a pas oubliées Puel : «Il jouait à gauche et faisait la différence, mais avec du déchet dans la finition. On a beaucoup travaillé le fait de rentrer sur son pied droit, fixer, faire un petit dribble extérieur, enrouler et aller chercher le second poteau à ras de terre. Ça lui a permis d'être plus précis.»

Le Titre de 1997 et l'Ascension

Et d'exploser la saison suivante : artisan du titre de champion de France 1996-1997 (9 buts, 8 passes décisives), demi-finaliste de la Coupe de l'UEFA et meilleur espoir de L 1.

Sa saison la plus pleine à Monaco, malgré une concurrence toujours aussi forte. Mais pas la plus sereine...

Un précontrat signé en faveur du Real Madrid en novembre 1996 lui vaut une amende de la FIFA (400 000 francs, soit environ 80 000 euros actuels) qui aurait même pu entraîner sa suspension.

L'affaire le secoue, on le voit parfois râler contre Tigana, le club songe à le transférer, mais il attaque la saison suivante en clamant dans le JDD en juillet 1997 : «Je veux débuter comme titulaire. Je commence à penser à la Coupe du monde.»

Revenu dépité et en panne d'énergie d'un Mondial des moins de 20 ans décevant, attristé par le départ de son modèle Anderson au Barça, il est d'abord le plus souvent remplaçant dans un effectif où émerge à son tour David Trezeguet.

Mais sa titularisation et son doublé en Ligue des champions contre Leverkusen (4-0) en octobre le mettent sur orbite.

Suivront sa première sélection face à l'Afrique du Sud le 11 octobre, le record du nombre de buts marqués par un Français en Ligue des champions (7 buts en 9 matches) et la Coupe du monde.

🇫🇷 Thierry Henry | FIFA World Cup Goals

Départ de Monaco

11 Son nombre de sélections en équipe de France quand il quitte Monaco, en décembre 1998, à 21 ans. Avec en prime un titre de champion du monde.

Une fois champion du monde, objet de multiples sollicitations, il revient à Monaco sans cacher son envie d'aller retrouver Wenger à Arsenal.

Sa demi-saison est minée par une blessure au dos, des bouderies et des clashs qui, associés aux états d'âme de Trezeguet, scelleront le sort de Tigana puis le sien.

En janvier 1999, il quitte Monaco (141 matches, 28 buts, 37 passes décisives) pour la Juventus dans une ambiance loin d'être chaleureuse.

En guise de mot de départ, son capitaine Franck Dumas se fend d'un cinglant : «C'est bien pour Henry, c'est bien aussi pour Monaco.»

S'il revenait en Principauté, l'accueil devrait être plus chaleureux.

Autres Joueurs et Parcours

Jean-Félix Dorothée est peut-être l'exemple-type du grand espoir ambitieux parti trop tôt à l'étranger.

Issu de l'INF Clairefontaine, ce Guadeloupéen d'origine est lancé en D1 par Paul Le Guen alors qu'il n'a pas encore 18 ans.

L'équipe réserve devenant trop étroite pour Dorothée, qui reste deux saisons sans jouer le moindre match pro, c'est un exil en Espagne, au FC Valence, qu'il choisit.

En janvier 2005, il quitte Valence pour la Belgique et l'Excelsior Mouscron.

Le succès y est davantage au rendez-vous, avec une finale de Coupe de Belgique, mais il reste modeste.

Dorothée quitte la Belgique en 2007, et ne réapparaît que deux ans plus tard, avec le club d'Alfortville en CFA.

Matchs Amicaux et Compétitions

  • mercredi 22 janvier 1997 - Matchs amicaux
  • mercredi 24 janvier 1996 - Matchs amicaux
  • samedi 23 juin 1984 - Euro
  • mercredi 16 février 1983 - Matchs amicaux
  • mercredi 8 mars 1978 - Matchs amicaux

Euro 2000 - France vs Portugal

La France se qualifie pour la finale de l'Euro 2000 grâce au but en or. Les joueurs portugais Abel Xavier, Nuno Gomes et Paulo Bento, qui prirent à partie l'arbitre et l'arbitre assistant en fin de match seront lourdement sanctionnés par l'U.E.F.A.

Les Buts en Détail

  • 19' - 1-0, Nuno Gomes. Frappe du gauche en pivot à dix-huit mètres sur une passe de Sergio Conceicao.
  • 51' - 1-1, Thierry Henry. Reprise en pivot à ras de terre, de 12 m à droite, d'un centre en retrait de la droite d'Anelka.
  • 117' - 1-2 Zinédine Zidane. Penalty tiré en force dans la lucarne gauche (déviation de la main en corner d'un tir sans angle de Wiltord par Abel Xavier)

Composition des Équipes

Portugal
  • BAIA Vitor
  • CONCEICAO Sergio
  • COSTA Jorge
  • COUTO Fernando
  • DA COSTA Fransisco
  • DIMAS Teixeira Manuel
  • FIGO Luis
  • GOMES Nuno
  • RUI COSTA Manuel
  • VIDIGAL José Luis
  • XAVIER Abel
Remplaçants Portugal
  • BENTO Paulo
  • DE OLIVEIRA Rui Jorge
  • PINTO Joao

Coupe du Monde

  • dimanche 2 juillet 2000 - Euro
  • vendredi 3 juillet 1998 - Coupe du monde
  • mercredi 11 juin 1997 - Matchs amicaux
  • mercredi 16 février 1994 - Matchs amicaux
  • mardi 17 juin 1986 - Coupe du monde
Equipe de France 1998

Euro - Italie vs France

Finaliste pour la deuxième fois de son histoire, l'Equipe de France n'est pas parvenue à accrocher une deuxième étoile malgré sa domination face à l'Italie. Le sort des tirs au but a été favorable aux Transalpins : Sagnol, Abidal et Wiltord marquent, Trezeguet échoue.

Les Buts en Détail

  • 7' - 0-1, Zinédine Zidane. Malouda est déséquilibré dans la surface. Plein d'audace, Zidane le transforme d'un ballon piqué qui rebondit sous la transversale avant de franchir la ligne de but.
  • 19' - 1-1, Marco Materazzi. Pirlo tire un corner de la droite. Barthez hésite dans sa sortie. La balle atterrit sur la tête de Materazzi, plus haut que Vieira.

Tirs au but :

  • 0-1, Andrea Pirlo (Italie)
  • 1-1, Sylvain Wiltord (France)
  • 1-2, Marco Materazzi (Italie)
  • 1-2, David Trezeguet (France) - manqué -
  • 1-3, Daniele De Rossi (Italie)
  • 2-3, Éric Abidal (France)
  • 2-4, Alessandro Del Piero (Italie)
  • 3-4, Willy Sagnol (France)
  • 3-5, Fabio Grosso (Italie)

Composition des Équipes

Italie
  • Buffon
  • Camoranesi
  • Cannavaro
  • Gattuso
  • Grosso
  • Materazzi
  • Perrotta
  • Pirlo
  • Toni
  • Totti
  • Zambrotta
Remplaçants Italie
  • De Rossi
  • Del Piero
  • Iaquinta

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